Cabane de Conques
mardi 31 mai 2022
dénivelé 700m
Un peu de mathématiques pour commencer.
Sachant que 4 personnes sont montées dans 4 véhicules à 8 heures, sachant que les mêmes voitures se sont garées à 9 heures au point prévu et considérant que les marcheurs ont effectué plus de 8 km avec un dénivelé de 700m, quel était le degré de satisfaction du groupe ?
Vous avez deux minutes pour résoudre cette équation dans laquelle aucun inconnu ne s'est glissé.
… c’est fini le temps est écoulé, donnez votre langue au chat, voici la solution.
Reprenons depuis le début.
Effectivement, nous étions 16 à descendre au virage altitude 1060m sur la route qui monte en direction du lac de Peyrelade, dans la vallée de Lesponne, à la sortie de Baudéan.
Le premier exploit fut d’éviter les nids d’autruches (car à ce stade-là, ce ne sont plus des poules) présents sur la chaussée.
9 heures 15, le groupe est prêt.
Le sentier se hisse dans la forêt par une pente qui sera exigeante et continue sur
toute la montée. Heureusement qu’il ne fait pas encore trop chaud !
Nous longeons le ruisseau de Binaros que nous devrons traverser trois fois.
La première sera la plus difficile, un pont humain permettra à tous de passer sans trop se mouiller les pieds. Par la suite, ce n’est pas ce ru qui allait refroidir les ardeurs des explorateurs.
Le paysage devient magnifique avec ces milliers de rhododendrons qui colorent la verte montagne de rose.
Ça monte toujours, la chaleur s’accentue, les marcheurs serrent les dents et avancent avec courage, sans se plaindre (ou alors tout doucement).
Après 400 m de dénivelé, nous parvenons aux cabanes de Courbet, du nom du petit ruisseau en contre bas. Sur le bel ensemble de l’époque, il n'en reste qu’une au toit fatigué certes mais avec son petit mur délimitant une cour et à sa gauche, une fontaine..jpg)
Retournons-nous. La vue est magique sur la vallée de Bagnères et bien au-delà du petit et grand Monné, vers Tarbes, Mauvezin, certains ont vu le Capitole…
Retournons-nous encore une fois, la piste monte, monte, monte, il n’aurait pas fallu s’arrêter .
Pas de cabane en vue, (pourtant c’est presque fini et il y a un replat, annonce quelqu’un !)
Encore un dernier effort, pas le plus difficile et la petite cabane de Conques apparaît avec son joli toit de lauzes, son fenestrou et sa belle porte en deux parties aux loquets de bois.
A l’intérieur, un bas- flanc, des grilles, des bougies… tout pour accueillir le pyrénéiste fatigué ou mouillé.
C’est au dehors que la troupe mangera, quelques dames auront même reconstitué « les chevalières de la table ronde » autour d’une belle pierre.
Le temps est menaçant, tantôt froid, tantôt chaud.
Après avoir salué deux brebis téméraires, à moins que ce ne soit elles qui cherchaient des provisions dans les sacs à dos, après avoir immortalisé le groupe près de la cabane, nous repartons pour quelques mètres de dénivelé en plus, vers les crêtes afin de réaliser une boucle .
La troupe marche d’un bon pas mais au bout d’une heure, le sentier n’est plus évident, pas ou peu de trace, plus de balisage ni de cairn.
Merci GPS, un peu de piment pour la sortie, quelques hésitations plus loin et plus bas et déjà la piste revient jusqu’aux voitures.
Le pot sera pris au café du golf de Lourdes, avec vue sur les greens et quelques joueurs. Merci à Simone et bon anniversaire.
Mais revenons à la solution du problème de départ.
Degré de satisfaction 19 sur 20, pour ne pas dire plus !
Voilà il ne reste plus qu’à remercier Jacques et Jean-Claude pour cette belle sortie, encore une fois.