Randonnée au col du Soulor
Ce mardi 18 janvier, la "section montagne" de la Coulée d'Ousse se prend pour la "section plaine" en proposant une sortie énorme, avoisinant les 250 m de dénivelé sur
une distance de 8 km 500.
Ceci expliquant cela, nous nous retrouvons 26, non 27, non c'est bien 26, au sommet du col du Soulor.
La température au départ de Pontacq frôlait les - 2 degrés, à Arrens-Marsous elle s'envolait jusqu'à atteindre les 8 degrés.

Dans cette ambiance presque printanière, sous un ciel extrêmement bleu, le cirque du Litor apparaît splendide dominé par le majestueux Gabizos, empanaché de blanc.
Le groupe conséquent prend possession de la piste que l'on croirait privatisée.
Les raquettes sont restées dans les garages ou dans les coffres. La neige se fait rare.
La première pente passée, les "montagnards" se répartissent en deux catégories: ceux qui en ont et le font savoir et ceux qui n'en ont pas et vont peut être le regretter. Je veux parler des crampons à neige.

Quelques membres les montent sur leurs chaussures, c'est la minute fashion week avec "tu as vu les miennes", "moi elles sont basiques", "j'ai les mêmes que Trucmuche", "je ne les mets pas encore, j'ai la flemme", "Qui peut m'aider à enfiler les miennes?".
A cette dernière question, deux bons serviteurs, mal voyants et peu bilingues, interviennent pour équiper la randonneuse.
Quelques centaines de mètres plus loin, il faut se rendre à l'évidence que "front" et "back" apposés sur un équipement ont bien une signification: nos deux spécialistes ont monté les crampons à l'envers !!!!
Pour ceux qui ne sont pas "cramponnés", la balade tourne parfois à la patinette, voire à la chute sans gravité heureusement.
Le lac de Soum gelé, se découvre enfin dans son écrin d'ivoire.
Cap à l'est pour atteindre une petite cabane, occupée par trois randonneurs.
Qu' à cela ne tienne, les Pontacquais gravissent les quelques mètres au-dessus , sur le versant du pic de Cantau.
Là, c'est l'heure du repas bien mérité après un temps exceptionnel pour 4 km parcourus en 2 heures de temps! (un record, je pense).
Le mot "Soulor" prend alors toute sa signification : d'après le livre de Romain Bourbon "Petit dictionnaire toponymique des Pyrénées", il vient de soulâ, un lieu exposé au soleil. (Là, l'auteur du compte rendu se la pète un peu en ramenant sa science, il faut bien rentabiliser l'investissement!)
Il fait super bon, la température est idéale, que demander de plus si ce n'est du rab de chocolat, de gaufrettes et de pain d'épices et la fameuse photo de groupe avec les montagnes en fond.
Le retour est programmé. La troupe reprend sa marche vers le parking avec toujours une instabilité chez les non "cramponnés", et beaucoup d'espièglerie lorsqu'en contrebas sur la piste de ski nordique allant vers Couraduque une fondiste s'étale lamentablement dans une courbe. C'est sous les vivats qu'elle est repartie!!
Sur le parking, l'ombre et la fraîcheur ont envahi les véhicules. Il est temps de rentrer, sans le pot de l'amitié encore une fois!
Merci à Alain et Tony pour cette opération "plein les mirettes".