Le Courtaou des Esclozes
Mardi 12 janvier, malgré la froidure ambiante, 19.4° Fahrenheit, les marcheurs étaient bien présents au rendez-vous pontacquais (nombre communiqué uniquement aux R.G.).
En route vers la vallée de Campan et précisément le site de Payolle. L'approche se fait sans problème, la route étant bien dégagée.
Sur place, la neige est présente en quantité et recouvre tout, d'un épais anorak blanc
ou manteau blanc suivant le budget.
A partir de maintenant, la galère commence pour au moins dix bonnes minutes. La raison? Ce fameux équipement à enfiler: bonnet, cache-col, 5 couches de vêtements, deux paires de gants et autant de chaussettes, des guêtres en veux-tu en voilà et pour couronner le tout enfilage des raquettes......
Enfin, c'est le départ.
Le paysage est magnifique avec les sapins couverts de neige se détachant sur fond de ciel bleu, avec l'observatoire du
Pic du Midi, comme une bougie posée sur un gâteau meringué, avec les cristaux de neige scintillant sous la lumière.
Les passages à l'ombre sont redoutables par leur froideur mais vite nous gagnons le soleil.
Plus haut, nous apercevons les leytés : petits édicules de pierre construits près des étables et des ruisseaux , ici la Gaoube, afin de conserver le lait au frais après la traite et avant la descente au lieu de vente. Les bidons étaient en partie plongés dans l’eau fraîche et courante. (renseignements pris sur le site http://www.patrimoines-lourdes-gavarnie.fr/petit-patrimoine-architectural/25-8-les-leytes-frigos-a-lait)
Nous passons devant la cabane communale déjà occupée par un groupe de montagnard(e)s à l'apéro et surveillant leurs grillades...
Nous nous arrêtons pour pique-niquer dans l'enclos d'une cabane ou courtaou restaurée.
On y apprend que " au lieu-dit les Escloses, comme autant de témoins vaincus, dix-neuf à vingt cabanes se trouvent réunies. On dirait qu'elles sont alignées le long d'une rue d'un village, mais en réalité elles sont disposées sur les bords d'une large rigole d'eau courante qui assurait au lait la fraîcheur avant que la crème ne soit transformée en beurre." (extrait du livre "De pierre, de bois et de main d'homme... les Pyrénées" de Marcellin BEROT éditions CAIRN.)
Qu'il fait bon au soleil, que la montagne est belle, comment peut-on s'imaginer...
Le retour se fait plus léger tout en descente.
Encore une superbe balade à recommander.![]()
Ah ! J'oubliais les dix minutes de galère pour le dés-équipement!!!!
Merci aux accompagnateurs pour cette belle journée.